Jean-François Plourde est originaire de la Gaspésie et a décidé d’y revenir il y a une quinzaine d’années pour poursuivre une mission : partager et répandre le plaisir du sport. Il dirige l’organisme Bouge pour que ça Bouge, actif depuis 2014, qui offre des ateliers parascolaires, des camps spécialisés et organise la 6e édition du Février Festif, entre autres! Rencontre avec ce passionné.
Peux-tu nous parler de toi? De ton parcours?
Je suis revenu en Gaspésie vers 2010. J’ai eu une carrière de hockeyeur au niveau professionnel, mais une blessure y a mis fin. De retour dans ma région natale, je suis retourné aux études, puis en enseignement primaire et préscolaire. Ça m’a permis de réaliser que je voulais vraiment utiliser le sport pour faire du bien, éduquer les jeunes et leur transmettre des valeurs importantes.

Comment est né Bouge pour que ça Bouge?
L’ancêtre de l’organisme, c’était Hockey-Études ‘’Les Vaillants’’, un projet que j’ai déployé dans les écoles de la Gaspésie, d’Amqui à Rivière-au-Renard. Ce projet a duré dix ans et m’a permis de bien comprendre les besoins des écoles et des municipalités. Mon souhait était d’offrir ici, en Gaspésie, les mêmes opportunités qu’en ville. Un gros défi, mais je voyais clairement un besoin : faire bouger davantage les jeunes.
Puis, avec ma conjointe Michèle et un ami, Maxime Lamothe, on a dessiné sur une feuille blanche un projet appelé Bouge ta vie. Cette idée de parascolaire concerté, du préscolaire au secondaire 5, s’est concrétisée plusieurs années plus tard pour les écoles de New Richmond à Nouvelle. On voulait offrir des activités trippantes, inédites et complémentaires à ce qui existe déjà, avec des ressources rémunérées pour le faire de façon régulière.
Comment a grandi le projet?
Pour avoir les moyens de nos ambitions, on a ajouté d’autres projets pour créer de vraies conditions d’emploi à temps plein. Comme le dit mon collègue Jean-Simon Landry, on a élargi « notre pelle à projets ».

Et maintenant, c’est quoi Bouge?
Le cœur de l’organisme, c’est toujours Bouge ta vie, le programme parascolaire concerté. À cela s’ajoutent plusieurs volets :
- Services loisirs : gestion du centre sportif du Cégep de la Gaspésie et des Îles, cours d’entraînement pour adultes et aînés, activités Ludo-actif pour des personnes vivant avec des enjeux de santé mentale.
- Événementiel : gestion du Marathon BDC en juin, création du Février Festif, camps et clubs de golf juniors.
Bref, on crée des activités qui accrochent des sourires dans le visage des gens en les faisant bouger.
Comment navigues-tu avec tous ces projets?
Ça prend un mode de gestion versatile, car il y a beaucoup de tentacules à l’organisme. Il y a un plan de match, une vision de l’organisme qui nous permet d’orienter nos choix et activités bien sûr, mais dans l’équipe, j’essaie que chaque personne soit sur son X. À l’embauche, je pose toujours la question : « Qu’est-ce que t’aimes vraiment faire toi? » puis de façon utopique, ce que je souhaite, c’est que ce soit leur travail de rêve, en toutes proportions gardées. Par exemple, certains trippent golf, d’autres basket ou hockey. On module un peu nos actions avec ces talents-là. Sur huit employés, chacun apporte sa couleur.

C’est quoi le plus important dans tout ça?
Il y a quelques années, on a créé l’expression fabricant de bonheur durable. Quand on l’a trouvée, ça a fait abracadabra. C’est ça, la mission de Bouge : mettre des sourires dans le visage des gens en utilisant l’activité physique comme levier.
Quand on arrive dans une activité et qu’on dit : « On a deux objectifs : vous faire bouger et vous faire sourire », habituellement, ça se passe tout de suite. Et il n’y a rien de plus motivant.
Un moment qui a marqué l’organisme?
Le lancement de Bouge ta vie avec 17 partenaires – écoles, municipalités, MRC – lors d’une conférence postpandémie. J’en parle et j’ai encore un frisson. C’était un tournant.
Un autre moment clé : notre entrée dans l’événementiel grâce au Défi Aventure Gaspésie et à une discussion avec Alain Bernier. Ça m’a permis d’engager notre première employée, Luce Plourde, et d’étendre nos activités. Ensuite, tout s’est bousculé positivement!
Et les projets ou la vision pour la suite?
Je souhaite qu’on puisse encore longtemps fabriquer du bonheur et partager le plaisir. Continuer à être présents auprès des jeunes du préscolaire au secondaire avec Bouge ta vie. Offrir des services de loisirs pour des clientèles qui ont moins d’occasions de bouger. Garder le volet événementiel aussi.
On a un beau bateau qui avance bien. On reste ouverts aux belles propositions, mais toujours dans un continuum bienveillant pour la communauté.
Parlons du Février Festif !
Le Février Festif, c’est né comment?
C’est une idée de Jean-Simon, mon collègue et ami. Il y a sept ans, au milieu de l’été, il m’a appelé : « J’ai une idée, ça s’appelle Février Festif ». Cette année, on en est à la 6e édition. C’est un événement intergénérationnel qui connecte avec nos activités régulières. Quand on fait Bouge ta vie, on voit les jeunes. Quand on fait nos cours pour adultes, on voit leurs parents. Mais le Février Festif réunit tout ce beau monde : enfants, parents, grands-parents.
La première année? En pleine COVID. Entre les contraintes sanitaires, les tempêtes et les semaines annulées… on a eu une année d’essai mémorable. On a même organisé du soccer nocturne dans la rue. Une édition pleine de magie malgré tout!

Vous avez créé un véritable engouement pour le curling aussi!
À la première édition, on avait des pierres de curling artisanales faites avec des moules à gâteaux achetés en Ontario! C’était comique! Avec le temps, on a pu acheter de vraies pierres.
Jean-Simon qui coordonne l’événement tient aussi à ajouter des moments culturels et sociaux pour rassembler les gens : danse traditionnelle, improvisation… Bouger, mais aussi se regrouper. Un esprit sain dans un corps sain.

Du nouveau dans la programmation cette année?
C’est la sixième édition, déjà! On garde les incontournables :
- tournoi amical de curling,
- ascension nocturne du Mont-St-Joseph,
- fête familiale Festi-Lions,
- tournoi d’impro (2e édition).
Parmi les nouveautés :
- soirée musique électro et bingo,
- soirée de contes avec Patrick Dubois dans le sentier Bastien,
- tournoi de pétanque pour clore la relâche.
L’objectif initial – rassembler les gens, les faire bouger, utiliser les lieux d’hiver à Carleton – est toujours là. Peut-être qu’après une soirée de patinage illuminé à l’O.T.J., quelqu’un aura envie d’y retourner même sans Février Festif.
Un coup de cœur dans Avignon?
Toutes mes racines sont à Nouvelle, alors j’ai évidemment un coup de cœur pour l’endroit ! Mais mon lieu préféré, c’est le barachois de Carleton-sur-Mer. Il y a tellement de potentiel pour créer des activités là-bas… Ma déformation professionnelle m’amène toujours à rêver de nouveaux projets. 😉
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